Mila bannie de Twitter quelques heures suite au signalement en masse de son compte

Suite au signalement en masse de son compte, Mila a été bannie de Twitter. Cependant, quelques heures et articles après, son compte a été réactivé, et heureusement. Ce que nous en pensons ici.
Soyons honnêtes. Nous ne souhaitions publier qu’à partir du 17 mai 2021, à l’occasion de la journée de lutte mondiale contre l’homophobie. Mais l’actualité nous a rattrapé, et nous ne pouvions pas ne pas parler de Mila aujourd’hui.

La rédaction tient à préciser fermement qu’elle n’incite aucunement à la haine envers quiconque à travers cette publication. Le blasphème n’est pas illégal en France, mais l’incitation à la haine l’est. Nous blasphémons et nous blasphèmerons, mais jamais nous n’inciterons à la haine.

Nous avons décidé de ne pas activer les commentaires sous cette publication afin d’éviter les injures et les menaces.


Mila sur le plateau de l’émission Quotidien, le lundi 3 février 2020. (capture d’écran de l’émission – © Bangumi)

Le « FC Sinje » a lancé un raid sur le compte Twitter de la jeune Mila afin de faire en sorte que Twitter le bloque, ce qui a fonctionné.. à notre grande stupéfaction.


Petit rappel des faits

Nous sommes le 18 janvier 2020. Mila fait un live sur Instagram, et après avoir donné ses goûts en terme de filles, les choses dérapent.

Des images valent mieux que milles mots, alors voyez les propos qui ont tout déclenchés :

Nous vous conseillons la lecture de l’article de franceinfo du 5 février 2020 pour mieux comprendre cette histoire.


Encore et toujours des anonymes à la manœuvre

Le compte Twitter de Mila a fait l’objet d’un raid de signalement orchestré par des anonymes -mais pas que- afin de « la faire sauter » (pas dans le sens littéral du terme rappelons-le.. oui nous sommes Partiaux mais nous ne souhaitons pas manipuler notre lectorat).

L’art de toujours tout mélanger

Petit rappel. La loi ne reconnait aucune religion, donc aucun « Dieu ».

Nous allons être très clairs. Mila ne fait pas l’apologie du viol dans la mesure où jusqu’à preuve du contraire « Dieu » n’existe pas et n’a jamais existé. Si vous estimez que nous nous trompons, nous serions absolument ravis que vous nous envoyez vos preuves par mail, à l’adresse dieuexiste@partiaux.fr (juste au cas où, il y a un filtre anti-injures.. bisous).

Les détracteurs de Mila font en sorte de mettre sur le même plan haine de l’islam et haine des musulmans, ce qui est intellectuellement trompeur et dangereux. Trompeur dans la mesure où la haine d’une religion, que ce soit le christianisme, le judaïsme, l’islam.. est absolument légal tant qu’il n’y a pas d’incitation à la haine, car inciter à la haine contre ceux qui pratiquent une religion est absolument illégal. Et dangereux dans la mesure où les mots ont un sens, et il ne faut pas les dévoyer en mélangeant des choses qui sont différentes.


Compte suspendu : réactions de ceux qui voulaient qu’elle « saute »

Nous avons décidé de sélectionner les tweets qui suivent sur des critères tels que la violence et la stupidité des propos.

https://twitter.com/dendelours/status/1371359497852231681?s=20
https://twitter.com/BramsGue/status/1371369103844376578?s=20

Heureusement, Mila n’est pas seule (et son compte a été réactivé)

Cette censure (oui, il s’agit de cela) intervient à un moment où Twitter est très critiqué sur ses décisions unilatérales de suspensions de comptes. L’exemple le plus concret est sans doute le blacklistage de Donald Trump, alors président des États-Unis. Cela a posé questions. Une plate-forme telle que Twitter doit-elle décider de qui a le droit à la parole ?

De nombreuses personnalités, politiques notamment, ont apporté leur soutien à Mila après la suspension de son compte.

https://twitter.com/MarleneSchiappa/status/1371357879853326343

Ce lundi matin, son compte a été réactivé par Twitter (et heureusement). Mila a donc passée le bonjour à ses haters, et Aurore Bergé, députée LaREM a réagit :

Saluons la réaction de la députée, engagée pour la laïcité.


Twitter s’excuse pour cette suspension, et parle d’une « erreur »

« Nous avons pris des mesures d’exécution sur le compte (de Mila, ndlr) […] par erreur. Cette mesure a été annulée et l’accès au compte a été rétabli. »

Twitter France à BFMTV

« #JeVioleAllah » puis « #AllahuAkbar » en top tweet France

En réaction au tweet dénonçant le message de Mila qui disait « Je viole Allah », le #JeVioleAllah est rapidement passé en top tweet France en raison des tweets de soutien à Mila mais aussi des tweets dénonçants le hashtag.

Quelques minutes après, ce hashtag a été éclipsé par un autre, le #AllahuAkbar, sur lequel des internautes expriment implicitement leur désaccord avec Mila, principalement de manière cordiale, avec la citation de versets du Coran notamment, comme les tweets qui suivent :

Saluons également ces réactions, qui sont cordiales, contrairement au nombre incalculable de tweet de menace qu’a reçue Mila.


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Précision de la rédaction

Pour ne rien vous cacher, nous soutenons Mila sur le fond mais pas sur la forme. Nous trouvons ses propos vulgaires et absolument répugnants, mais ils n’ont rien d’illégaux, et la morale n’importe peu ici, dans la mesure où la loi est de son côté.

Cependant, face au déferlement de haine sexiste, raciste et homophobe qu’à reçue la jeune fille après ses propos, nous nous devons de lui apporter notre soutien, en précisant que nous avons des réserves sur les mots utilisés.

Nous ne sommes pas ici pour faire du journalisme neutre, nous le disons très clairement, nous ne faisons que de l’opinion, sans jamais déformer les faits, du moins, nous essayons. Si vous constatez des erreurs factuelles sur cette publication, contactez nous à l’adresse redaction@partiaux.fr.